Gueule de bois

La gueule de bois ou veisalgie est un effet secondaire de l'absorption excessive de boisson alcoolisée. Elle apparait 6 à 8 h après la consommation d'alcool, quand l'alcoolémie diminue, et elle atteint un maximum quand l'alcoolémie redevient nulle.



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Abus d'alcool

La gueule de bois ou veisalgie est un effet secondaire de l'absorption excessive de boisson alcoolisée. Elle apparait 6 à 8 h après la consommation d'alcool, quand l'alcoolémie diminue, et elle atteint un maximum quand l'alcoolémie redevient nulle[1].

L'origine de la gueule de bois n'a pas encore été totalement élucidée. Il s'est vu consacré que c'est un trouble complexe et pluri-factoriel. Trois substances seraient à l'origine de la gueule de bois : l'éthanol (ou alcool pur), l'acétaldéhyde (produit du métabolisme de l'éthanol) et les congénères, qui sont des substances présentes dans les boissons alcoolisées, issues de la fermentation alcoolique ou ajoutées au cours du processus de fabrication[2].

Origine de l'expression

L'expression avoir la gueule de bois viendrait du fait d'avoir la bouche sèche comme du bois[3] après avoir bu trop d'alcool (déshydratation), puis aurait évolué pour désigner les symptômes dus à l'alcool au réveil[4].

Le terme "veisalgie" vient du norvégien kveis, signifiant "inconfort succédant à la débauche", et du grec algia ou "douleur".

Symptômes

La gueule de bois se traduit entre autres par des symptômes :

Les manifestations les plus habituelles, étudiées chez 1230 étudiants, sont les suivantes[5] :

La gueule de bois se manifeste aussi par une baisse importante de la vigilance et de la mémoire. Cette baisse de performance au niveau individuel se traduit :

Causes

L'origine de la gueule de bois n'a pas été totalement élucidée, mais 3 perturbations apparaissent lors d'une consommation excessive d'alcool : un dérèglement du dispositif immunitaire[8], des carences[9] et un stress oxydatif[10]. Les rumeurs selon lesquelles la gueule de bois est causée par une déshydratation ou un manque d'alcool ont été examinées par les scientifiques et apparaissent comme peu vraisemblables :

Remèdes

La méthode la plus efficace pour éviter la gueule de bois consiste à ne pas boire de boissons alcoolisées. Le cas échéant, une consommation modérée sert à limiter l'importance de la veisalgie.

Pour lutter contre le mal de tête, on évitera le paracétamol au cours de la gueule de bois car son hépatotoxicité pourrait être renforcée par le métabolisme de l'alcool[12], et on utilisera l'ibuprofène, l'aspirine ou le naproxène avec prudence, car ces anti-inflammatoires non stéroïdiens, efficaces contre le mal de tête, pourraient aggraver la gastrite.

La bourrache officinale aurait aussi des propriétés intéressantes contre la gueule de bois[13] [14].

Les remèdes respectant les traditions tels que café particulièrement fort, café salé, xicolatada, l'artichaut n'ont pas fait la preuve de leur efficacité.

Avant le coucher, il est préférable de boire une grande quantité d'eau, qui aura l'avantage de lutter contre la déshydratation et la sensation de bouche sèche.

Références musicales

«Un dernier alcool de poire et je tombe dans les pommes boom
Le lendemain je me réveille la tête entre les jambes
Je suis rentré du cosmos mais j'ai gardé le scaphandre
J'ai mis un pied sur la lune je me réveille mal luné
Un petit pas pour l'homme un grand pas pour l'ébriété»
«Ce matin j'avais la tête dans le cul
Lorsque je suis tombé de mon pieu
Et deux espèces de grosses couilles velues
À la place des yeux»
«Hier soir quelle ambiance y avait
La vache qu'est-ce qu'on s'est mis
Maintenant sur le bord du bidet
Je continue ma nuit»
«Comme toujours il y a eu hier à ne plus savoir qu'en faire
Et comme toujours a coulé la bière, naufragés du fond des verres
Chaos dans le crâne, dans le bar
Réveil au dépôt, dégrisoir»
«I've got the worst hangover ever
I'm crawling to the bathroom again
It hurts so bad that I'm never gonna drink again»

Dont la traduction donnerait :

«J'ai eu la pire gueule de bois jamais connue
Je rampe dans la salle de bain toujours
Cela fait si mal que je ne boirai plus jamais.»

Voir aussi

Lien externe

Notes et références

  1. Gemma Prat, Ana Adan et Miquel Sánchez-Turet, «Alcohol hangover : a critical review of explanatory factors», dans Human Psychopharmacology : Clinical and Experimental, vol.  24, no 4, 3 avril 2009, p.  259-267 (ISSN 0885-6222)  
  2. Joris C. Verster, «The alcohol hangover–a puzzling phenomenon», dans Alcohol and Alcoholism, vol.  43, no 2, mars-avril 2008, p.  124-126 (ISSN 0735-0414)  
  3. Arte, Sur les deux rives du Rhin coule le vin
  4. expressio. fr
  5. Wendy S. Slutske, Thomas M. Piasecki et Erin E. Hunt-Carter, «Development and D'origine Validation of the Hangover Symptoms Scale : Prevalence and Correlates of Hangover Symptoms in College Students», dans Alcoholism : Clinical and Experimental Research, vol.  27, no 9, 3 mai 2006, p.  1442-1450 (ISSN 1530-0277)  
  6. Richard Stephens, Jonathan Ling, Thomas M. Heffernan, Nick Heather et Kate Jones, «A review of the literature on the cognitive effects of alcohol hangover», dans Alcohol and Alcoholism, vol.  48, no 2, 31 janvier 2008, p.  163-170 (ISSN 0735-0414)  
  7. Connaître la gueule de bois - signes. Consulté le 28 septembre 2009
  8. Dai-Jin Kim, Won Kim, Su-Jung Yoon, Bo-Moon Choi, Jung-Soo Kim, Hyo Jin Go, Yong-Ku Kim et Jæseung Jeong, «Effects of alcohol hangover on cytokine production in healthy subjects», dans Alcohol, vol.  31, no 3, novembre 2003, p.  167-170 
  9. Connaître la gueule de bois - causes. Consulté le 29 septembre 2009
  10. Emma A. Meagher, Orla P. Barry, Anne Burke, Michæl R. Lucey, John A. Lawson, Joshua Rokach et Garret A. FitzGerald, «Alcohol-induced generation of lipid peroxidation products in humans. », dans The Journal of Clinical Investigation, vol.  104, no 6, septembre 1999, p.  805-813 (ISSN 0021-9738)  
  11. Jeffrey G. Wiese, , Michæl G. Shlipak et Warren S. Browner, «The Alcohol Hangover», dans Annals of Internal Medicine, vol.  132, no 11, 6 Juin 2000, p.  897-902 (ISSN 0003-4819)  
  12. C. Girre, E. Hispard, S. Palombo, C. N'Guyen et S. Dally, «Increased metabolism of acetaminophen in chronically alcoholic patients. », dans Alcoholism, Clinical and Experimental Research. , vol.  17, no 1, février 1993, p.  170-173 (ISSN 0145-6008)  
  13. http ://tf1. lci. fr/infos/sciences/sante/0, , 3663624, 00-gueule-bois-lci-tout-prevu-. html site web de LCI, page consultée le 02/08/2008
  14. http ://www. guardian. co. uk/science/2005/dec/23/medicineandhealth. christmas2005 site web du Guardian de New York, page consultée le 02/08/2008

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